
Réalisateur : Norman Jewison
Acteurs principaux :James Caan, John Houseman, Maud Adams
Année :1975
Synopsis :
En l'an 2018, les cadres dirigeants se sont substitués aux hommes politiques, et les Etats ont été remplacés par six départements mondiaux : Énergie, Luxe, Alimentation, Logement, Communications et Transports. Grâce à cette organisation, tous les hommes jouissent d'un confort matériel inégalé. Mais une société en paix a besoin de purger les pulsions violentes de ses membres. C'est dans ce but qu'a été créé le rollerball, un sport très violent, à la fois mélange de hockey, de boxe, de football américain...
Mon avis :
C'est avec grand plaisir que j'ai eu l'occasion de voir ce film de Norman Jewison sorti sur les toiles en 1975 et dont j'avais si souvent entendu parlé étant plus jeune.
Une fois installé devant mon écran je me suis pris d'emblée une claque visuelle. Le film a beaucoup vieilli et les choix artistiques novateurs de l'époque sont devenus au fil du temps des sommets de kitch made in 70's.
Cette futile impression est renforcée par le fait que le film soit un long-métrage d'anticipation. Heureusement que cette anticipation au niveau de la mode ou du high tech se révèlera fausse. OUF !
Ce qui m'a surtout intéressé dans "Rollerball" reste son son thème, dont on se demande si il relève tant que ça de la science-fiction !
La vision du sport moderne comme un immense défouloir de frustration au sein d'arènes où la violence est reine me semble tellement contemporaine.
Y'a t'il d'autres lieux que les enceintes sportives où s'expriment "librement" chants nationalistes, insultes homophobes et j'en passe tandis que ces même propos seraient justement condamnées en dehors des stades ? Comment ne pas penser aux stades de foot avec leur lots de supporters haineux ou au catch dont lequel les fans projettent leur envie de violence?
Bref, la réflexion autour du sport et de sa vocation sociale à expurger le trop-plein de violence du public m'a semblé plus prophétique que fictive !
Sur un plan plus factuel, je n'ai été emballé ni par la mise en scène ni par l'interprétation de James Caan, que j'affectionne pourtant tout particulièrement.
Pour résumer, "Rollerball" est un film qu'il faut voir surtout pour le thème qu'il aborde plus que pour sa forme qui, elle, a pris un bon coup de vieux !
Ma note :


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